À propos

Les IA progressent chaque mois.
Et redéfinissent ce que les humains doivent savoir faire.

L'IA va plus vite, plus loin, et fait de plus en plus de choses à notre place. Dans un métier comme le développement, les compétences attendues et les besoins des entreprises se redessinent à une vitesse folle. Des savoir-faire deviennent obsolètes, d'autres apparaissent, d'autres encore sont à entretenir pour ne pas les perdre. Et la façon même de les mesurer est à réinventer. L'industrie investit des moyens colossaux pour rendre les machines plus compétentes. Nous, nous mettons cette puissance au service des humains. L'IA n'est pas notre produit. C'est notre moyen.

Le constat

Tout est en mutation, en même temps

Regardons ce qui se passe vraiment, sans dramatiser ni minimiser. En quelques années, l'IA est entrée dans le métier de développeur jusqu'au cœur : elle écrit du code, en relit, en corrige, propose des architectures. Le geste a changé de nature. Produire la fonction n'est plus l'essentiel ; l'essentiel est devenu de piloter l'IA, juger ce qu'elle sort, repérer ce qu'elle ne voit pas, trancher. La compétence est montée de la production vers le jugement.

Le problème, c'est qu'au moment précis où la compétence changeait de nature, les instruments censés la mesurer ont tous cédé en même temps. Le CV ? Une IA le rédige, une autre le trie, et entre les deux, plus personne ne regarde ce qu'il y a vraiment derrière. Le diplôme certifie un état du métier qui évolue plus vite que lui. Le test technique d'une heure se contourne en quelques secondes. Plus rien ne dit, de façon fiable, ce qu'une personne sait vraiment faire : le bon profil ne peut plus le montrer, l'entreprise ne sait plus le voir.

Et il y a un coût plus discret, dont on commence seulement à mesurer l'ampleur. On acquiert et on entretient une compétence en faisant ; quand la machine fait à notre place, on désapprend, parfois sans s'en rendre compte. Les premiers signaux existent dans la recherche, et nous les regardons avec prudence, sans les surinterpréter. Mais la direction est claire : loin de devenir accessoire, la compétence humaine devient le facteur critique, parce qu'il faudra toujours quelqu'un pour piloter, juger et maintenir ce que l'IA produit.

Tout est en mutation, en même temps. C'est notamment ce constat qui nous a mis en mouvement.

Signaux de recherche, présentés avec prudence : Sackett (2022) · effet GPS, Scientific Reports (groupe Nature), 2020 · « dette cognitive », preprint MIT Media Lab (n=54, non relu), 2025 · deskilling en médecine, The Lancet Gastroenterology & Hepatology (2025).

Notre parti pris

Mettre la puissance de l'IA au service de l'humain

Toute la planète IA court dans la même direction : rendre les machines plus compétentes, plus vite. Des moyens immenses, une énergie phénoménale, tous pointés vers la capacité de la machine.

Nous avons fait un autre choix : mettre cette même puissance au service de l'humain. Pas pour aller contre l'IA, nous en sommes une, mais pour outiller ce que personne n'outille encore : la compétence humaine. Identifier ce qu'un développeur sait vraiment faire, en situation réelle et non sur parole. L'aider à combler ce qui manque, à entretenir ce qui compte, à le certifier et à le prouver. Et donner aux entreprises comme aux écoles de quoi lire la compétence réelle, celle de leurs équipes ou de leurs apprenants, plutôt qu'un CV ou un nombre d'années. C'est ce que nous appelons le recrutement par les compétences : recruter sur ce qu'une personne sait faire, pas sur ce qu'elle déclare.

Ce parti pris repose sur une conviction simple, qui a tout déterminé chez nous : une compétence ne se déclare pas, elle s'observe. Comment nous l'avons poussée jusqu'à en faire une IA, on ne le raconte pas ici : c'est tout l'objet de notre Journal d'une Architecture.

Lire le Journal d'une Architecture
D'où nous venons

Nous avons vu le problème se former de l'intérieur

Nous sommes deux à porter Noraé : Romain Manivel, CEO, et Florian Forlini, CTO. Nous ne sommes pas arrivés sur ce sujet par hasard. Pendant une quinzaine d'années, à travers nos différentes entreprises, nous avons conçu, développé et supervisé des systèmes complexes pour des clients exigeants : des groupes du CAC 40, des cabinets du Big Four, des acteurs tech internationaux. En 2023, nous avons monté ensemble deux structures : une agence de développement et notre propre organisme de formation, Alt, l'incubateur tech. C'est ce qui lui a donné son approche : une pédagogie d'immersion, calquée sur les conditions réelles du métier, avec un accompagnement jusqu'au retour à l'emploi. Le résultat : plus de 400 développeurs en trois ans, avec 85 % de retour à l'emploi à quatre mois dans le développement web.

C'est de l'intérieur que nous avons vu le problème se former. Des profils qui avaient le niveau, mais plus aucun moyen de le prouver. Un marché qui se refermait sur les juniors, saison après saison, jusqu'à basculer avec l'arrivée de l'IA. Et une évidence, longue à admettre : une école ne peut pas tout porter à la fois, former, accompagner, et produire en plus la preuve technique neutre qu'attendent les entreprises.

En 2025, toujours sous Alt, nous avons lancé une première approche du recrutement par les compétences, en bêta. Elle a convaincu : un hackathon co-organisé avec France Travail, OPCO Atlas, Numeum et Numeric'Emploi Bretagne, une approche validée par plusieurs ESN, deux passages télé sur SQOOL TV et BSmart, ce dernier face au directeur général France de Nvidia. Nous avons alors fait un choix net : arrêter de développer notre organisme de formation pour transformer cette bêta en une véritable IA, et nous consacrer entièrement à ce qui manquait à tout l'écosystème, un instrument fiable pour lire la compétence réelle.

Noraé, c'est toute cette expérience, condensée dans une IA.

Ce que nous avons construit

Pas un test de plus, un moteur qui lit la compétence

Nous n'avons pas habillé un quiz d'une couche d'IA. Nous avons conçu un véritable système distribué : des agents qui explorent le code d'un candidat comme un enquêteur explore une scène, reliés à un graphe vivant de compétences. Un moteur qui étudie comment se lit une compétence, et qui s'affine en continu. Deux pièces en forment le cœur.

L'arbre de compétences

Un graphe vivant qui relie les compétences entre elles, plutôt qu'une liste de cases à cocher. Une seule mise en situation, et il ne lit pas une compétence isolée mais la compétence principale et toutes ses transverses, des dizaines à la fois. On cartographie un profil entier à partir d'un seul travail observé.

La matrice d'évaluation

Elle sépare ce qu'on confond partout ailleurs : les faits (ce que vous avez produit, décidé, livré) et le jugement (ce que ça vaut, au regard d'un besoin précis). Les faits ne bougent pas et vous appartiennent ; la lecture, elle, se recompose selon qui vous lit, un recruteur, une équipe, une école. C'est ce qui rend une compétence enfin lisible, et auditable.

Aujourd'hui, ce graphe lit votre niveau à partir de vos évaluations. Demain, il s'enrichira de toute votre activité d'apprentissage pour vous suivre dans le temps. Une règle ne bougera jamais : on capte pour vous élever, pas pour vous vendre, et ce que le graphe sait de vous vous appartient. Nous l'affirmons sans détour : la preuve appartient au développeur, pas à l'entreprise qui l'a commandée.

Rien de tout cela ne s'est improvisé. Nous l'avons conçu en partant de la définition, pas de la mode, et nous avons tracé chaque arbitrage, ce qu'on a choisi comme ce qu'on a écarté, dans le Journal d'une Architecture. C'est notre travail de fond, et il est public.

Voir comment on a conçu notre IA · Architecture

Nous aurions pu construire un test de plus. Nous avons préféré reconstruire l'instrument qui manquait, pour le métier que nous connaissons le mieux : le développement web.

Le gros de l'effort mondial rend les machines plus compétentes ; nous, l'IA nous sert à rendre les humains meilleurs.
FAQ

Les questions fréquentes

Qu'est-ce que Noraé ?
Une IA qui évalue les développeurs en situation réelle, établit leur niveau réel et le transforme en preuve vérifiable, à la place du CV déclaratif. L'IA est le moteur ; ce qu'on apporte, c'est le résultat : être lisible, prouvable, employable.
Comment mesurer une compétence à l'ère de l'IA, alors que tout le monde code avec elle ?
En observant la personne faire, sur une vraie tâche, IA comprise, plutôt qu'en la croyant sur parole. Ce qu'on regarde, ce n'est pas si elle utilise l'IA, mais comment elle la pilote : juger, corriger, décider, livrer. C'est devenu le cœur du métier.
Comment avez-vous pensé et construit votre IA ?
Nous l'avons documenté décision par décision dans le Journal d'une Architecture : ce qu'on a défini, choisi, écarté, et pourquoi. C'est le meilleur endroit pour juger du sérieux de notre démarche.