Nous sommes deux à porter Noraé : Romain Manivel, CEO, et Florian Forlini, CTO. Nous ne sommes pas arrivés sur ce sujet par hasard. Pendant une quinzaine d'années, à travers nos différentes entreprises, nous avons conçu, développé et supervisé des systèmes complexes pour des clients exigeants : des groupes du CAC 40, des cabinets du Big Four, des acteurs tech internationaux. En 2023, nous avons monté ensemble deux structures : une agence de développement et notre propre organisme de formation, Alt, l'incubateur tech. C'est ce qui lui a donné son approche : une pédagogie d'immersion, calquée sur les conditions réelles du métier, avec un accompagnement jusqu'au retour à l'emploi. Le résultat : plus de 400 développeurs en trois ans, avec 85 % de retour à l'emploi à quatre mois dans le développement web.
C'est de l'intérieur que nous avons vu le problème se former. Des profils qui avaient le niveau, mais plus aucun moyen de le prouver. Un marché qui se refermait sur les juniors, saison après saison, jusqu'à basculer avec l'arrivée de l'IA. Et une évidence, longue à admettre : une école ne peut pas tout porter à la fois, former, accompagner, et produire en plus la preuve technique neutre qu'attendent les entreprises.
En 2025, toujours sous Alt, nous avons lancé une première approche du recrutement par les compétences, en bêta. Elle a convaincu : un hackathon co-organisé avec France Travail, OPCO Atlas, Numeum et Numeric'Emploi Bretagne, une approche validée par plusieurs ESN, deux passages télé sur SQOOL TV et BSmart, ce dernier face au directeur général France de Nvidia. Nous avons alors fait un choix net : arrêter de développer notre organisme de formation pour transformer cette bêta en une véritable IA, et nous consacrer entièrement à ce qui manquait à tout l'écosystème, un instrument fiable pour lire la compétence réelle.
Noraé, c'est toute cette expérience, condensée dans une IA.